Un nouveau bulletin est disponible : 195
Dans ce blog je tiens les lecteurs de notre site "orthodoxievco.fr" au courant de nos nouvelles.
lundi 15 août 2022
lundi 8 août 2022
LA VIERGE CONCEVRA
Dans Isaïe (7,14) il est écrit : «Le Seigneur lui-même vous donnera un signe. Voilà que la Vierge concevra dans son sein, et elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom d’Emmanuel.»
Grammaticalement, on peut aussi traduire, – puisque le mot hébreux peut dire les deux – : La jeune fille concevra, mais théologiquement c’est faux, comme nous allons le démontrer.
Si Isaïe voulait dire simplement jeune fille, cela n’aurait aucun sens prophétique car tant de jeunes filles hébraïques enfantaient, sans pour autant rester vierges. Tout ce que dit l’évangéliste Luc concernant la virginité de Marie n’aurait aucun sens non plus.
Quand l’ange Gabriel annonçât à Marie : «tu concevras dans ton sein et tu enfanteras un fils,» (Luc 1,31), elle répondit à Gabriel : «Comment cela m'adviendra-t-il puisque je ne connais point d’homme ?» L’ange donnât la solution : «Le saint Esprit viendra sur toi et la vertu du Très-Haut te couvrira de son ombre.»
Marie n’était que fiancée à Joseph et les fiancés qui avaient des rapports sexuels, chez les hébreux, furent punis par la loi. «Joseph, son époux, qui était un homme juste, et qui ne voulait pas, l’exposer à la honte se proposa de la répudier sans éclat.» (Mt 1,19) Comment Joseph aurait voulu la répudier, si l’enfant serait de lui ? En plus, comme il était juste, comme aurait-t-il coucher avec Marie n’étant pas fiancé avec elle ? Un ange lui confirmât : «Joseph, fils de David, ne crains point de prendre chez toi Marie, ton épouse; car l'enfant qui a été engendré en elle vient du saint Esprit.» (Mt 1,20) Plus loin il est écrit : «Cependant il ne la connut point jusqu’au jour où elle mit au monde son fils premier-né, à qui il donnera le nom de Jésus.» Donc l’enfant ne venait pas de lui et la virginité de Marie était toujours intacte !
«Cependant, il ne la connut point jusqu’au jour …» demanderait un autre explication, pour montrer que Joseph n’a pas eu non plus des rapports sexuels avec la Toute Sainte dans la suite.
Si donc les Protestants et les autres sectaires, – dans leur esprit rationaliste –, traduisent : la jeune fille concevra, leur théologie ne vaut pas plus que celle de Google !
Pour terminer, comment l’évangéliste Jean pouvait-t-il dire, si le Christ serait né de Joseph, c’est-à-dire de la chair et du sang ? «Mais il a donné à tous ceux qui l'ont reçu le pouvoir d'être faits enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom. Ceux-là ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.» (Jn 1,12-13)
a. Cassien
Plaise à Dieu, la Dormition de la Toute Sainte, qui tombe cette année sur un dimanche, sera célébrée à Mirabeau.
Venez nombreux de "l'orient et de l'occident" !
jeudi 28 juillet 2022
L’ARCHEVÊQUE THÉOPHANE DE POLTAVA
Ces jours-ci furent transférées les reliques de l’archevêque Théophane de Poltava et de Péréiaslav qui reposaient en France, à Limeray, près de Tours.
Nous avions publié sa vie :
http://orthodoxievco.net/ecrits/vies/theophane-poltava/indexx.htm
Avec le Père Epiphane (ex-Antony) j’étais autrefois à Limeray visiter les grottes et la tombe de l’archevêque.
Des liens concernant le transfert :
https://orthodoxologie.blogspot.com
mercredi 13 juillet 2022
L’ÉGLISE APOSTOLIQUE
Ces jours-ci nous fêtons les saints apôtres. D’abord les coryphées Pierre et Paul et ensuite tous les douze. Une occasion pour expliquer donc en peu de mots pourquoi et comment l’Église est apostolique.
Dans le Credo, nous confessons que l’Église et une, sainte, catholique et apostolique. Qu’elle soit une, et non divisée, les paroles du Seigneur attestent : «que les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle.» (Mt 16,18) Toute division vient du diable et le nom diable vient précisément de cela : diviseur. Elle est sainte en tant que corps du Christ. Cela n’exclut pas que ses membres, qui en font partie, sont des simples pécheurs. Elle est également catholique dans ce sens que saint Vincent de Lérins lui donne : ce qui est cru partout, toujours et par tous. Le mot, catholique, vint du grec : cath = chaque et olon : tous.
Finalement l’Église est apostolique car remontant historiquement sans discontinuité aux apôtres, et surtout elle est basée sur la foi des apôtres. Elle n’est pas basée sur leurs personnes, et les pères de l’Église ont toujours interprété ces paroles de l’évangile : «et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle,» (Mt 16,18) et dans ce sens et par extension sur tous les apôtres. Les hérétiques et schismatiques qui portent le nom apostolique abusivement, peuvent tout au plus se baser sur l’apôtre Judas le traître, car ils ont trahi le Christ et son Église. L’Église est donc basée sur cette f
oi invariable et inébranlable des apôtres, de leurs successeurs, et de tous ses membres.
Le Christ demande : «quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?» (Luc 18,8) C’est une demande et non une affirmation. Oui, il trouvera encore cette même foi car l’Église durera jusqu’à la fin des temps et dans l’éternité !
«Or, lorsque le Créateur tout-puissant apparaîtra sous la forme du Fils de l’homme, les élus seront en si petit nombre, que la ruine du monde sera comme accélérée, moins par les instantes prières des fidèles que par l’indifférence et la tiédeur des autres. Le Sauveur semble parler ici sous une forme dubitative, mais ne nous y trompons pas, ce n’est pas un doute, c’est un reproche qu’il exprime.» (saint Bède le Vénérable)
Dans le Credo, sont donné quatre attributs à l’Église. On pourra et pourrait en donne mille autres. Par exemple, elle est immaculée car sainte. L’un ne va pas sans l’autre. On peut même l’appeler mariale car grâce au fiat de la Toute Sainte, de son obéissance et de sa foi, l’Église a prise naissance.
Finissons là, car «l'important n'est pas que je vous dise beaucoup de choses, mais que vous reteniez ce que je vous dis.» (Saint Jean Chrysostome, homélie sur la Génèse 13)
a. Cassien
mardi 12 juillet 2022
Fête des ses apôtres Pierre et Paul
De quelles hymnes fleuries célébrerons-nous Pierre et Paul ? Sur les ailes de la théologie ils ont gagné les confins de l'univers et se sont élevés jusqu'au ciel; à l'Evangile de justice ils ont servi de mains, leurs pieds ont cheminé pour annoncer la parole de vérité; ils sont les fleuves de la sagesse et les bras de la croix; par eux le Christ a brisé l'orgueil du démon en nous accordant la grâce du salut.
Grandes vêpres (Lucernaire)
mercredi 6 juillet 2022
L’ORGUEIL
Voici quelques mots concernant l’orgueil dont j’ai bien fait l’expérience au long de ma vie. Malheureusement, lors des confessions, je n’entends que rarement quelqu’un qui s’en culpabilise. Est-ce par oubli ou ignorance, Dieu le sait ? Pourtant avec l’égoïsme c’est le pire vice, et ils engendrent toutes les autres passions déréglées.
Le premier péché dans la création fut bien l’orgueil qui a fait chuter les anges apostats. Même nos premiers parents y sont tombés. Au lieu de prendre conseil, ils se sont fiés à leur propre jugement. Par dessus tout, ils ont essayé encore de mettre leur tort sur autrui.
Les pères en parlent avec abondance de cette passion. Saint Jean Cassien en parle dans la conférence sur les huit vices principales. Saint Jean Climatique, dans son Échelle, et traite dans le 22 e degré. Par exemple il dit : «Quiconque a de l'aversion pour les réprimandes et ne peut les supporter, prouve que l'orgueil lui ronge le coeur.» Ou : «Un vieillard très versé dans la science des choses spirituelles exhortait un jour avec beaucoup de charité un frère rempli d'orgueil, à combattre courageusement ce vice, et à pratiquer la sainte humilité. Or voici la réponse que cet insensé lui fit : «Vous vous trompez, mon père; je ne suis pas ce que vous croyez : non, je vous l'assure, je ne suis pas un orgueilleux.» Mais ce vieillard plein de sagesse lui répliqua aussitôt : «Mon Fils, pourriez-vous nous donner une preuve plus évidente que vous l'êtes, qu'en nous assurant que vous ne l'êtes pas ?» L'abbé Marcien a dit : «Si nous prenions soin de l'humilité, nous n'aurions pas besoin de correction. En effet toutes les choses mauvaises nous arrivent à cause de notre orgueil. Car si un ange de Satan a été donné à l'Apôtre pour qu'il ne s'enorgueillisse pas, combien plus Satan doit-il nous être donné pour nous fouler aux pieds jusqu'à ce que nous nous humiliions.»
La jactance est un rejeton, ou une autre forme d’orgueil. La vaine gloire s’y apparente, mais est plutôt axée sur ce qu’on a et ce qu’on fait, tandis que l’orgueil sur ce qu’on est. Se dire, par exemple, qu’on chante bien, c’est de la vanité, mais se croire un excellent chanteur, c’est de l’orgueil.
L’orgueil engendre un tas d’autres vices : la désobéissance, le jugement et le mépris du prochain, la dureté et la sécheresse du cœur, vouloir avoir toujours le dernier mot, le rejet du blâme, ne pas demander pardon, etc. L’orgueil a aussi des «petits enfants» : la bavardage, la paresse, le rire fol etc.
Le contraire de l’orgueil c’est l’humilité qui seule suffit pour être sauvé, comme on le voit dans la parabole du publicain. L’orgueil gâche tout, – comme on voit pour le pharisien, avec ses bonnes œuvres, – et l’humilité embellit toutes les autres vertus.
L’orgueilleux se fait remarquer dans tout son comportement : son regard, ses paroles, et même comme il se déplace.
Quoi dire de plus sur cette funeste passion ? Que le Seigneur nous en libère, car l’orgueil précède la chute !
A. Cassien
mercredi 15 juin 2022
LA FÊTE DE TOUSSAINT
Le dimanche après la Pentecôte nous célébrons la fête de Toussaint, avec laquelle s’achève le cycle pentecostaire qui commence avec Pâques. Pourquoi cette fête suit la Pentecôte ? Avec elle culmine l’économie de notre salut. Le Christ, par sa mort et sa résurrection, nous a sauvés et remis dans l’état paradisiaque. L’Esprit saint, de son côté, nous sanctifie et parfait ce qui manquait aussi à nos premiers parents. Ils étaient sans passions (vices) mais pas encore déifiés. Par leur chute, ils ont perdu l’innocence et par leur impénitence ils furent chassés du paradis.
S’ils se étaient repentis, Dieu les aurait probablement laissé en Eden, mais à leur péché ils ont encore rajouté l’impénitence. D’abord ils se sont cachés devant Dieu, («l’homme et sa femme se cachèrent loin de la face du Seigneur Dieu, au milieu des arbres du jardin.» Gen 3,8) et ensuite chacun a essayé de mettre la faute sur autrui. Adam disait : «La femme que tu m’as donnée,» (Gen 3,12) comme si Dieu était le responsable de son péché. Ève de son côté : «Le serpent m’a séduite,» en mettant la culpabilité sur le serpent. Ce n’est, – une fois chassés du paradis, – qu’ils se sont répentis et ont fait fait pénitence. Avant la chute, ils étaient sans vices, impassibles. C’est pour cela que leur faute fut si grave, et à cela leur impénitence a agrandi encore la culpabilité.
Nous, pour notre part, viciés et vivant dans un monde corrompu, nous sommes conditionnés et n’avons plus cette liberté. Pourtant l’Esprit saint nous affranchit, nous purifie et nous sanctifie. C’est pour cela qu’il fut envoyé au monde, et les fruits de son œuvre ces sont les saints.
L’Église ne fête pas aujourd'hui uniquement les saints glorifiés, «canonisés», mais tous ceux qui se sont sanctifiés et que Dieu seul connait. Ce sont ceux dont l’Apocalypse parle : les «cent quarante-quatre mille», «ceux qui avaient été marqués du sceau» (Apo 7,4 et 14,1). Ce chiffre est un chiffre symbolique et veut dire douze fois douze – la plénitude.
Il est aussi question (Apo 7,9) «d'une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue.» Selon mon humble avis, ces sont tous ceux qui par la miséricorde de Dieu et les prières de l’Église sont finalement aussi sauvés.
Tous ces saint vivront dans l’autre vie pour toujours, dans les éons, ce qu’on traduit par siècles, ce qui n’est ni le temps ni l’éternité. L’Apocalypse dit plus loin : «La louange, la gloire, la sagesse, l’action de grâces, l’honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles ! Amen !» (7,12) «Sæcula sæculorum,» dit le texte latin.
Tous ces saints «sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l’agneau.» (Apo 7,14) A travers les épreuves ils se sont purifiés de leurs vices et péchés, ont retrouvés l’état paradisiaque et ont atteint la gloire qui leur fut prédestinée de toute éternité.
Leur gloire est parfaite, mais varie – comme pour les étoiles – en intensité et splendeur et reflète la gloire du soleil de Justice, qui est le Christ lui-même. «Une étoile diffère en éclat d’une autre étoile.» (I Cor 15,41) Rien ne vient d’eux, mais tout est gratitude.
De suite, après la fête de Toussaint, débute le carême des apôtres, qui ne fait plus partie du cycle pascal mais du cycle des mois (menées). On en parlera peut-être une autre fois – sine die.
a. Cassien
En note : Bien sûr on peut mieux écrire, mais je fais comme je peux et non comme je devrais, n’ayant pas appris le français à l’école. Je me rappelle que, dans le monastère où je vivais autrefois, le premier livre en français était la correspondance de saint Dorothée de Gaza. Il me fallait une heure pour lire une page, le dictionnaire en mains et les larmes aux yeux ! Qu’on use donc aussi un peu de l’indulgence à mes fautes orthographes et linguistiques.
Le bulletin 194 est prêt.
Déjà un bon carême des apôtres !
Que les apôtres nous rendent dignes de marcher sur leur traces !
a. Cassien
samedi 11 juin 2022
PENTECÔTE
En cette fête d'achèvement, fidèles, célébrons joyeusement la Pentecôte où s'accomplit la promesse du Christ : car en ce jour le feu du Consolateur sous forme de langues sur terre descend et les disciples illuminés sont initiés aux mystères du ciel : voici la lumière du Consolateur brillant sur l'univers.
Cathisme de Matines de Pentecôte
A tous, je souhaite l'effusion de l'Esprit très saint !
vôtre a. Cassien


