mercredi 15 avril 2026

lettre de saint Isidore de Péluse (2,2)

Lettre au prêtre Théognoste. Sur les trois jours et les trois nuits du séjour du Seigneur dans le tombeau



Je suis profondément stupéfait de la folie de ceux qui demandent : «Pourquoi le Christ est-il ressuscité avant trois jours ?» Car s’ils affirment qu’il n’est pas ressuscité, pourquoi s’attardent-ils sur la question du temps ? S’il est ressuscité, mais plus tôt qu’il ne l’avait promis, qu’ils reconnaissent que la résurrection a aussi prouvé la vérité incontestable de ses paroles. Car ayant accompli ce qui était et paraissait (au regard de la faiblesse humaine) impossible, il n’aurait certainement pas été incapable d’accomplir ce qui était possible. Bien que sa résurrection ultérieure ait été la plus grande manifestation de sa faiblesse, sa résurrection antérieure a témoigné de sa pleine puissance. Et puisque le Christ a anéanti les innombrables listes de dieux helléniques, renversé toutes les idoles, détruit les autels impies souillés de sang humain, réduit le diable à l'impuissance, chassé les démons, dompté les tribus sauvages, soumis les Juifs à d'immenses calamités et élevé au-dessus des cieux ceux qui ont cru en lui, il conviendrait d'adorer sa puissance divine et irrésistible plutôt que de discuter des heures. Car ce qui est le plus important et dépasse toute raison ne saurait être réfuté par des futilités. 

Cependant, puisque la vérité abonde, je vais tenter d'examiner la question elle-même. Aussi, en réponse à leur attaque, disons ceci : si nous voyons un débiteur qui a promis de payer son créancier sous trois jours régler la totalité de sa dette avant l'échéance, devons-nous le condamner comme un menteur ou l'admirer pour sa fidélité à la vérité ? Je suis de cet avis, et eux aussi, assurément. Dès lors, qu'y a-t-il d'incohérent entre la déclaration du Christ selon laquelle il ressusciterait le troisième jour et sa résurrection plus tôt, pour manifester sa puissance, mortifier les gardes et réduire les Juifs au silence ? Une résurrection plus précoce n'aurait pas suscité d'accusations, mais un retard aurait éveillé de grands soupçons. La résurrection était censée avoir lieu pendant que les gardes veillaient au tombeau. Or, si elle s'était produite après la fin des jours prescrits et le départ des gardes, l'affaire aurait paru suspecte. Si le Christ n'est pas ressuscité, comment les apôtres ont-ils pu accomplir de tels miracles en son nom ? Pourquoi ces témoins, qui, bravant des milliers de dangers et de morts, ont témoigné de la vérité, scellant leur témoignage non par l'encre mais par leur propre sang, seraient-ils considérés comme indignes de foi ? Pour être précis, voici ce que je dirai : le Christ a annoncé sa résurrection le troisième jour. Il y a le vendredi, et il y a le sabbat jusqu'au coucher du soleil, mais après le sabbat, il est ressuscité, accomplissant ainsi pleinement les jours extrêmes et le jour du milieu. Car Il a aussi dit qu'Il ressusciterait le troisième jour, et non après trois jours. «Détruisez cette Église», dit-Il, «et en trois jours je la relèverai» (Jn 2,19). Et le Prophète, préfigurant par un chant le deuil de la mort, étant lié par la mort la plus puissante, a dit : «Après deux jours, il nous guérira; le troisième jour, nous ressusciterons, et nous vivrons en Lui» (Osée 6,3). S'ils font référence aux mots «trois jours et trois nuits» (Mt 12,39), je réponds qu'Il a accompli sa promesse par son contact avec eux. Car la durée entière de vingt-quatre heures est appelée un jour. Mais si quelqu'un naît ou meurt pendant la première ou la dernière heure, le jour lui-même est compté. Par exemple, si quelqu'un naît juste avant le coucher du soleil, et que ce jour est le premier jour du mois, on considère qu'il est né ce jour-là. Mais si quelqu'un naît après le coucher du soleil, ce sera le deuxième jour. Alors pourquoi, lorsque la différence de temps n'est que d'une heure, voire moins, dit-on que l'un est né le premier jour et l'autre le second ? Parce qu'il est clair et évident pour tous que le premier a simplement achevé la journée précédente, tandis que le second a vécu la journée suivante, composée de vingt-quatre heures, sans la quitter des yeux. Dès lors, si cela est confirmé par le calcul précis des heures, pourquoi ceux qui persistent à affirmer que la Vérité n'a pas résidé dans la vérité se tourmentent-ils en vain ?

jeudi 9 avril 2026

219

 Voici le bulletin 219

Christ est ressuscité !

a. Cassien

vendredi 27 mars 2026

DIMANCHE DE SAINTE MARIE L’ÉGYPTIENNE

    «Je connais tes œuvres. Je sais que tu n’es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant ! Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n’es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche,» dit le Seigneur dans l’Apocalypse (3,15-16) Sainte Marie l’Égyptienne, dont nous célébrons ce dimanche la mémoire, en plus le premier avril, était tout sauf tiède. Froide, comme prostituée, elle était la plus fameuse d’Alexandrie, et comme sainte, elle fut bouillante. Extrémiste, tel d’autres saints, comme le bon larron saint Disme, elle ne supportait pas la tiédeur.

Quand elle fut repoussé devant les portes saintes du saint Sépulcre, elle décida de changer sa vie de fond en comble et partît au désert. Cette année ces mêmes portes restent closes à Pâques à cause de la fourberie juive, ou plutôt par suite de notre relâchement. Dieu seul sait si et d’où jaillira alors le feu sacré !

Au désert, au milieu des bêtes sauvages, elle luttait pendant 40 ans contre les forces du mal, dont elle servait autrefois. Nue, sans la moindre aide matérielle, ni icônes, ni offices, ni Écriture sainte ou autres livres spirituels, elle servait fidèlement le Seigneur. Pourtant par sa sainteté elle connaissait finalement la Bible par cœur.


    Quelle excuse avons-nous en face d’un pareil exemple, ayant tout à notre portée ? Les offices nous semblent trop longs, les livres sacrés nous ennuient, les carêmes sont trop stricts etc etc. Voilà notre tiédeur ! C’est bien à notre sujet que le Christ prononça les paroles citées en haut. Quand sera notre réveil ? Faut-il un miracle ou une guerre ? «Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera.» (Eph 5,14)

Si une guerre éclate ou une autre grande catastrophe, n’est-ce pas à cause de notre tiédeur, qui est devenue comme le sel fade et sans saveur, dont parle l’évangile. «Le sel est une bonne chose; mais si le sel devient sans saveur, avec quoi l’assaisonnerez-vous ? Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix les uns avec les autres.» (Mc 9,50) Si nous, qui portons le nom de chrétiens et d’orthodoxes, ne le sommes que de nom, où sont les dix justes qui peuvent sauver le monde ? «Peut-être s’y trouvera-t-il dix justes. Et l’Eternel dit : Je ne la (Sodome) détruirai point, à cause de ces dix justes.» (Gen 18,32) Ce ne seront pas les «hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche», (Jonas 4,11), c’est-à-dire qui n’ont ni instruction ni connaissance spirituelle, qui le feront. Dieu aura peut-être pitié de cette génération, comme autrefois de Ninive, («Et moi, je n’aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, dans laquelle se trouvent plus de cent vingt mille hommes qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des animaux en grand nombre !» (Jonas 4,11) si nous les tièdes, – appelés à la sainteté !, nous nous sacrifions pour le monde en péril.

Maints textes liturgiques, lors du grand Carême, nous stipulent :

«Soupire et pleure, ô mon âme, embrasse la conversion, la pénitence : le jour approche, le Juge est sur le seuil; prépare ta défense en criant : Contre toi j'ai péché, Dieu de bonté, mais dans ta compassion aie pitié de moi.»

«Conduis-moi sur le chemin du salut, ô Mère de Dieu, car j'ai souillé mon âme par le péché et dans l'indolence j'ai dépensé toute ma vie, mais par tes saintes prières délivre-moi de toute impureté.»

«Ô mon âme, prépare-toi et purifie-toi avant la Passion du Christ afin de pouvoir en esprit te réjouir avec lui au jour de sa Résurrection.»

Que dire de plus, si ce n’est de commencer moi-même ? Que sainte Marie l’Égyptienne, – que l’Église nous donne en exemple – nous vienne en aide !


A. Cassien

  

jeudi 26 mars 2026

Le dernier combat

 Par Israël Shamir



Jérusalem est devenue le théâtre du dernier combat de l’humanité. Les Juifs (maîtres de cette ville glorieuse depuis 1967) ont fermé à clé l’église du Saint-Sépulcre, la plus vénérable des églises, située à l’endroit même où le Christ est mort sur la croix et où il est ressuscité. Cette église n’avait jamais été fermée, depuis des centaines d’années, depuis l’an 1009 après J.-C. où elle fut détruite par le calife fou al-Hakim. Ce sacrilège marqua le début des croisades, jusqu’à ce que Jérusalem soit libérée par les croisés et que l’église soit reconstruite par la reine Mélisende. Aujourd’hui, l’église est fermée aux fidèles, et personne n’a pipé mot – les médias (appartenant à des Juifs) n’en font même pas mention. Les nombreux journalistes basés à Jérusalem gardent le silence, tout comme les portes de l’église. Vous n’en saviez probablement même pas l’existence. Bien que Trump et Hegseth prétendent se battre pour la chrétienté, ils n’ont pas évoqué le Saint-Sépulcre.

jeudi 19 février 2026

LE BIENFAIT DU CARÊME

 

Le carême est un temps intense où nous faisons un effort particulier en vue de notre salut. Il y a le jeûne du corps – qui est la prière du corps. On s’abstient de certains aliments qui excitent et nourrissant nos vices, et ce jeûne aide donc pour le progrès spirituel. Ce jeûne a son importance mais l’abstinence intérieure de l’âme et de l’esprit l’emporte. On lutte contre ses mauvais penchants, ses vices, pour retrouver la pureté de l’âme, qu’on a perdu au paradis, c’est-à-dire par suite de nos péchés. 

Le jeûne du corps doit se faire avec discernement, tenant compte de l’âge, des maladies etc. Il s’agit de tuer les passions et non le corps. «Il est bon de maîtriser et de dompter la chair, mais observe la modération, qui peut aussi te servir pour ta santé physique, et c'est le meilleur.» saint Théodore le Studite (lettre 334)

Idéalement il faudrait vivre toute l’année comme au temps du carême, mais vu notre fragilité et faiblesse spirituelle, l’Église permet des temps de détente. Les grands ascètes avaient la force de tenir bon toute leur vie dans cet effort, mais nous …

Le carême ne nous rend pas malade, bien au contraire. «De longue date il a été observé qu'un mode de vie ascétique, doté d’une alimentation pauvre en calorie avait pour faculté de prolonger l’espérance de vie et la santé.» (The Invisible Rainbow, Arthur Firstenberg) Ce n’est que nos passions et le renoncement au péché qui rendent le carême difficile. La mauvaise habitude y joue aussi son rôle.

Lors du carême il faut aussi penser à faire du bien. On s’abstient également pour aider autrui. «L'aumône est préférable au jeûne, à l’abstinence, aux macérations; il en coûte davantage assurément pour mortifier sa chair; mais les avantages attachés à l'aumône sont bien plus étendus.» saint Jean Chrysostome (hom. 81 in Joan.)

Les carêmes, surtout le grand Carême, sont institués pour nous préparer aux fêtes qui se préparent. Ils donnent de la valeur à la fête. Qui ne connaît pas la privation, ne sait apprécier le bienfait qui suit.

Le jeûne du corps sans le jeûne de l’âme n’a aucune valeur. «Je jeûne deux fois par semaine,» disait le pharisien (Luc 18,12) mais son jeune ne fut pas agréable au Seigneur, car tacheté par son orgueil. Caïn aussi offrait des sacrifices à Dieu, mais Dieu «ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande.» (Gen 4,5) «Voici, le jour de votre jeûne, vous vous livrez à vos penchants,» dit Isaïe (58,3) Un peu plus loin : «Voici le jeûne auquel je prends plaisir : détache les chaînes de la méchanceté, … partage ton pain avec celui qui a faim» etc.»

N’oublions pas que pendant ce temps béni, le Malin s’enrage particulièrement contre nous. Jésus «fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là…» (Luc 4,2) et celui-ci lui promettait tout ce que nos passions désirent : gloire, argent et plaisir. 

Le jeûne du corps a ses limites à cause des nécessités et la fragilité de celui-ci, – n’ayant pas la force du Christ, – mais le renoncement à nos péchés et la purification de nos passions ne dépendent que des «limites» de notre volonté. C’est notre bonne ou mauvaise volonté qui en décide, hélas. Faisons donc un effort, car la vie et la mort de l’âme en dépendent. Si nous n'y arrivons pas toujours parfaitement alors humilions-nous et l’humilité suppléera à notre faiblesse !

La verbosité est aussi un vice, et je m’arrête donc pour ne pas y tomber.


a. Cassien

samedi 14 février 2026

Nouvelles de l'hermitage et du foye

 Après tous années de sécheresse, de la pluie et du vent. 

Voici le sentier pour l'hermitage. 




Les couvreurs sont entrain de refaire la toiture du foyer. Il y avait grand temps.


vôtre,

a. Cassien



dimanche 25 janvier 2026

218

 Voici le nouveau bulletin 218


a. Cassien

samedi 10 janvier 2026

écrits


Mes chers, voici les écrits de saint Gennade II Scholarius.

http://orthodoxievco.net/ecrits/peres/gennade/indexx.html 

les écrits de saint Grégoire le Sinaïte :

http://orthodoxievco.net/ecrits/peres/gregoire-sinaite/indexx.htm

Les écrits de saint Grégoire Palamas furent complétés :

http://orthodoxievco.net/ecrits/peres/palamas/indexx.htm

Egalement complète, les écrits de saint Amphiloque :

http://orthodoxievco.net/ecrits/peres/amphiloque/indexx.htm

Aussi les écrits de saint Diadoque de Photicé

http://orthodoxievco.net/ecrits/peres/diadoque/indexx.html

Les écrits de saint Sophrone de Jérusalem :

http://orthodoxievco.net/ecrits/peres/sophrone/indexx.htm

vôtre a. Cassien