mercredi 2 janvier 2019

Dormition du père Job

Je viens d'apprendre que le père Job de Yaoundé s'est endormit dans le Seigneur cette nuit. Mémoire éternelle !
Pour l'enterrement, rien de précis encore.
Sur ce photo il concélébrait avec moi à Yaoundé. 


En Christ,
a. Cassien


lundi 31 décembre 2018

171

Le prochain bulletin est disponible : 171

A tous une fête de la Nativité du Sauveur dans la paix et la joie !

votre en Christ, 
a. Cassien

vendredi 28 décembre 2018

retour du Cameroun

Je viens de rentrer au foyer après avoir passé un  mois au Cameroun.
Pour plus de détails regardez :

http://orthodoxievco.net/afrique/cameroun/decembre2018.pdf

 vôtre en Christ,

a. Cassien

mardi 20 novembre 2018

Afrique

Plaise à Dieu, je partirai lundi prochain (13/26 novembre) pour l'Afrique jusqu'au 12/25 décembre. Je n'aurai ni téléphone ni internet. Ouff !

Archimandrite Cassien

mercredi 14 novembre 2018

À bâtons rompus

Une chose est la Volonté de Dieu et autre chose sa Permission. Dieu veut notre bien et même plus – ce qui est le mieux pour nous. Par contre, il permet, à cause de notre liberté, ce qui n’est pas nécessairement bien pour nous, qu’existent nos péchés, par exemple, ou l’humanité qui va à sa perte. Nous ne voyons pas plus loin que le bout de notre nez, tandis que le Seigneur inclut l’éternité. L’apôtre Paul demanda par trois fois que l’écharde lui fut enlevée, mais Dieu lui fit comprendre que : «Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse.»(II Cor 12,8-9) Le Christ Lui-même demanda : «Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.» (Lc 22,42) À ce moment-là sa volonté humaine, – qui ne voyait que la souffrance de la croix – s’unit parfaitement à la Volonté de son Père, qui voyait bien plus loin : le salut du monde qui passe par la croix.
L’heure de Dieu ? Quand les choses se font à l’heure de Dieu, tout se fait avec harmonie et maturité. Nous, par contre, voulons souvent précipiter les choses et nous récoltons alors des fruits immatures. Le résultat, ce sont des troubles spirituels, des maladies de l’âme etc. Pour se soumettre à la Volonté de Dieu, et attendre l’heure de Dieu, il nous faudra de la patience qui suppose le renoncement à notre volonté propre, – fruit de nos passions.
Tout est provisoire et caduque dans cette pauvre vie, mais à travers cela il nous faut construire ce qui sera éternel. Quand je pense et vois l’ermitage qui se dégrade, une icône abîmée, ou mon pauvre corps, par exemple, je ne suis pas triste et songe à ce à quoi ils ont contribué en vue du bien futur. Il faudra les quitter de toute façon, et ils ne sont pas non plus éternels. En même temps, ce provisoire, ce caduque, doit nous empêcher de vouloir nous installer définitivement et doit nous faire penser que nous ne sommes que de passage dans cette vie.
Attendre la perfection dans ce qui est terrestre, c’est une illusion, car «tout est vanité et poursuite du vent,» (Ec 1,14) comme dirait Salomon. Quand j’ai terminé de peindre une icône, je m’aperçois des imperfections au niveau matériel et artistique, ce qui n’empêche pas la grâce de se communiquer. Les icônes miraculeuses ne sont généralement pas des chefs-d’œuvres d’art, mais comme il est écrit plus haut : «ma puissance s’accomplit dans la faiblesse.» (II Cor 12,9) Les apôtres ont peut-être écrit l’évangile sans fautes d’orthographe ? La plupart étaient illettrés. L’apôtre Pierre a fait écrire son évangile par Luc et Prochore écrivait ce que Jean lui dictait. Pourtant ce qu’ils ont écrit durera jusqu’à la fin des siècles ! Ces imperfections involontaires précisément nous humilient et nous aident à construire notre homme intérieur et à abandonner l’homme du péché. Je termine imparfaitement avec les paroles de l’Apôtre : «C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour.» (II Co 4,16)
Post scriptum : À quoi servent les larmes dans la prière, fruits du deuil spirituel ? À nous laver de nos péchés et de nos imperfections, et quand elles coulent tout seules, sans effort, sans qu’on s’en rende compte, alors on n’est pas loin de la perfection selon Dieu.


archimandrite Cassien

samedi 27 octobre 2018

Homélie

HOMÉLIE POUR LE DIMANCHE DES SAINTS PÈRES 
du 7e concile œcuménique de Nicée

Le Seigneur dit cette parabole : Le semeur est sorti pour semer sa semence. Tandis qu'il semait, une partie du grain est tombée le long du chemin : on l'a foulée aux pieds et les oiseaux du ciel l'ont mangée. Une autre est tombée sur le roc où, à peine levée, elle s'est desséchée faute d'humidité. Une autre est tombée au milieu des épines, et les épines, croissant avec elle, l'ont étouffée. Une autre est tombée dans la bonne terre, a poussé et donné du fruit au centuple. Les disciples lui demandèrent ce que signifiait cette parabole. Il répondit : A vous il est donné de connaître le mystère du royaume de Dieu; aux autres il est proposé en paraboles, «afin qu'ils regardent et ne voient pas, qu'ils entendent et n'écoutent pas !» Voici donc ce que signifie la parabole. La semence est la parole de Dieu. Ceux qui se trouvent le long du chemin sont ceux qui ont entendu; puis le diable survient et enlève la parole de leur cœur, de peur qu'ils ne croient et soient sauvés. Ceux qui se trouvent sur le roc sont ceux qui écoutent la parole et la reçoivent avec joie, mais ils n'ont pas de racines : ils croient pour un temps, et au moment de l'épreuve ils font défection. Ce qui est tombé dans les épines, ce sont ceux qui ont entendu, mais en cours de route les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie les étouffent, et ils n'arrivent pas à maturité. Et ce qui est dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant écouté la parole avec un cœur bien disposé, la conservent et par leur constance produisent du fruit. Ayant ainsi parlé, Jésus s’écria : Entende qui a des oreilles pour entendre ! Luc (8,5-15)



«Autant nous devons parler sans trêve, autant vous devez écouter volontiers, afin que nous ne paraissions pas, nous, jeter la semence dans un champ d’épines, et que vous ne souffriez, pas, vous, d’être condamnés pour vous être montrés une terre stérile. Que la joie soit commune : pour nous de semer, pour vous de réaliser, afin qu'à la venue du Maître de la moisson universelle, à la fois la terre puisse se glorifier de sa fécondité et le cultivateur de sa récolte.»  Concile de Tours (567)
Aujourd’hui nous célébrons les saints pères du 7e concile œcuménique, ceux qui nous ont devancés, tracé le chemin, et transmis le dépôt sacré que notre Seigneur a confié aux apôtres et à leurs successeurs.
L’évangile du jour nous parle de la semence, que précisément nos pères ont semée, et, que nous devons prêcher et transmettre également. Cette semence, pourtant, est piétinée, altérée plus que jamais à notre époque. On pourrait dire qu’elle est devenue un OGM. Ce n’est plus l’évangile dans sa pureté mais une évangile selon les conceptions humaines – humaniste. Bien sûr, le profit immédiat est impressionnant, mais à la longue il ne reste que désolation, car «le diable survient et enlève la parole de leur cœur.» – «Car la fin de ces choses, c’est la mort,» comme dit l’Apôtre. (Rom 6,21)
«Les oiseaux du ciel,» c’est bien le Malin, «les épines,» nos passions déréglées, «le roc», notre dureté de cœur. «La bonne terre,» c’est un cœur bien disposé, qu’il faudra encore bien labourer, défricher, arroser, cultiver afin qu’il porte des fruits au centuple. Il va de soi que cela ne se fait pas sans peine, car «c’est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain.» (Gen 3,19)
Nos pères, que nous vénérons aujourd’hui, n’ont-ils pas lutté pour sauvegarder la foi, pour se purifier et tenir ferme contre les iconoclastes ? Combien furent mutilés ou tués par les suppôts du diable ? À nous de tenir ferme dans la confession de notre foi orthodoxe, contre vents et marées, dans ce temps d’apostasie. Alors «par leur constance,» dit l’évangile, nous porterons des fruits pour la vie éternelle. Les OGM-istes, – qui n’ont d’orthodoxie que le nom, – récolterons ici-bas ce qu’ils ont semé.
«En considération de notre faiblesse, nous arrêtons notre parcours à peu de distance, autant par manque de confiance en notre médiocre intelligence que par crainte de la profondeur du livre sacré.» Saint Grégoire le Grand (explication du Livre de Rois, préface)

a. Cassien

lundi 15 octobre 2018

Dormition de la sœur Ignatia

"J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi."
 (2 Tim 4,7)


La moniale, sœur Ignatia, connue par les plupart de nos fidèles, et fille de nos fidèles Pountney, vient de nous quitter vers la vie sans tristesse, sans peine ni douleur.

Voici une ancienne photo d'elle :


vôtre,
a. Cassien

mardi 9 octobre 2018

Programme

Plaise à Dieu, nous aurons une liturgie à la chapelle de sainte Marie Madeleine à Mirabeau  au 8 oct. (21 civil)
et une autre en Suisse (Saxon) le 4/nov. civil 

en Christ,
a. Cassien