lundi 18 janvier 2021

THÉOPHANIE

 Le bulletin 185 vient de sortir avec les vœux de la Théophanie.

a. Cassien



mardi 5 janvier 2021

Nativité du Sauveur

 Plaise à Dieu, nous célébrerons la Nativité du Sauveur à la chapelle de sainte Marie Madeleine à Mirabeau.


Un nouveau bulletin vient de sortir : 184




A tous je souhaite une fête dans la joie et la paix que Dieu seul peut donner !

Vôtre,

a. Cassien

mercredi 2 décembre 2020

Dormition

 L'évêque Tarasios de Beroia et Naousa vient de nous quitté pour l'autre vie. 

Mémoire éternelle !



vôtre a. Cassien

dimanche 15 novembre 2020

LA PRIÈRE D’ANNE

    Dans l’Ancien Testament est relatée l’histoire d’Anne la stérile (I Sam 1,1-2,10). Je voudrais m’y attarder un peu, car l’Ecriture sainte nous sert comme guide sur notre chemin et éclaire les événements de notre vie.

Quels sont les acteurs de ce récit ? C’est Anne la stérile, sa rivale Peninna, qui la méprisait, le mari Elkana, qui aimait Anne par dessus tout, le prêtre Eli, qui jugeait selon

l’apparence, et enfin Dieu qui seul voit le fond du cœur de chacun.

Anne dans son amertume, – de ne pas avoir d’enfant et d’être méprisée, – monta au Temple afin de prier le Seigneur, son seul espoir. Elle fit un vœu : «Eternel des armées ! si tu daignes regarder l’affliction de ta servante, si tu te souviens de moi et n’oublies point ta servante, et si tu donnes à ta servante un enfant mâle, je le consacrerai …» Eli, le prêtre l’observait. Ne la voyant pas prier à haute voix, – comme c’était la coutume autrefois, – et ses lèvres qui remuaient silencieusement, il la jugea ivre, s’en tenant à l’apparence. Dieu, qui regarde le fond de chacun, entendit pourtant le cri muet d’Anne. 

Anne s’excusant et expliquant à Eli sa souffrance, fut finalement consolée par Eli, qui corrigea son jugement et lui dit : «Va en paix, et que le Dieu d’Israël exauce la prière que tu lui as adressée !» Consolée, Anne s’en alla et enfanta dans le cours de l’année son fils Samuel.

Ayant sevré son fils, elle monta de nouveau au Temple pour prier. Cette fois-ci, pourtant non plus avec amertume mais dans la joie : «Mon coeur se réjouit en le Seigneur, ma force a été relevée par le Seigneur. Ma bouche s’est ouverte contre mes ennemis,… Ne parlez plus avec tant de hauteur; que l’arrogance ne sorte plus de votre bouche;… L’arc des puissants est brisé, et les faibles ont la force pour ceinture.»

Quelles leçons tirer de ce récit ? Des enfants de Peninna, que la nature avait dotée de fécondité, on ne connaît même pas les noms, tandis que Samuel, l’enfant d’Anne, devint un grand prophète. Plus loin, l’histoire nous parle des fils d’Eli, qui étaient pervers, car mal éduqués à cause de la lâcheté de leur père. Dieu fit périr et le père et les fils en signe d’avertissement !

C’est ce même Samuel que Saul rencontra quand celui-ci cherchait les ânesses égarées de son père. «C’est ici la sagesse. Que celui qui a de l’intelligence…» (Apocalypse 13,18)

En scrutant plus profondément l’histoire d’Anne on trouvera certainement d’autres enseignements, mais comme dit le grand Chrysostome : «Ce n'est point à moi de tout vous apprendre, mais à vous de travailler et de chercher, pour ne pas devenir trop paresseux.» (Explication de l’épître aux Romain I) ou ailleurs : «Pourquoi poser des questions, sans en donner la solution ? – Pour vous accoutumer à ne pas avoir toujours une nourriture trop facile à prendre, et à chercher vous-mêmes, dans vos propres pensées, la clef des questions qu'on agite.» (Homélie 1 sur les noms) 


archimandrite Cassien

mardi 10 novembre 2020

183

 Mes chers, voici un nouveau bulletin :

http://orthodoxievco.net/bul4/183.pdf


en Christ,

a. Cassien

jeudi 8 octobre 2020

CELUI QUI CROIT …

 «Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné.» (Mc 16,16)


«Peu d'hommes comprennent un rhéteur philosophe, tandis que la parole d'un homme simple et sans art se fait entendre d'un grand nombre.» saint Grégoire de Tours (Histoire de France, préface)

Tâchons donc d’expliquer simplement ces paroles de l’évangile citées.

La condition pour être sauvé, c’est la foi et le baptême. Par le baptême nous entrons dans l’Église, qui est l’arche du salut, et dont l’arche de Noé est une image. Celui qui n’écouta pas Noé autrefois, – qui prêcha le déluge pendant cent ans, – ne fut pas sauvé, cela veut dire que celui qui ne croit pas sera condamné. 

Il est écrit «celui qui ne croira pas sera condamné», et non «celui qui ne croira pas et ne sera pas baptisé, sera condamné». Le baptême est la voie normale, mais il peut avoir des exceptions bien sûr. Il y a des personnes qui croient mais n’ont pas la possibilité d’être baptisées. Par contre, celui qui croit mais méprise le baptême, tout en pensant pouvoir se sauver en se fiant à ses raisonnements et à ses propres forces, ressemble à celui qui méprisait l’arche de Noé et voulait se sauver à la nage. Tôt ou tard, il aura fini par être noyé !

Noé avait construit l’arche pour survivre au déluge et le Christ a fondé l’Église pour nous sauver. C’est en elle que se trouve tout ce qu’il faut pour le salut.

Ailleurs, il est dit : «étroite est la porte, resserré le chemin qui mènent à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.» (Mt 7,14) Trouver cette porte à notre époque, où il y a tant de pseudo-églises, c’est difficile, mais pour celui qui a une foi droite, tout est possible, sous-entendu que celui qui ne cherche pas vraiment le salut de l’âme, mais a d’autres intérêts, s’égare facilement.

Revenons. Celui qui croit sincèrement mais n’est pas encore baptisé, se trouve déjà sur le bon chemin mais il n’a pas encore atteint le but, dont le baptême est la condition. Laissons de côté les exceptions dont le Seigneur seul jugera.

L’apôtre Jacques parle de la foi par l’amour agissant. «Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les oeuvres ? La foi peut-elle le sauver ?» (Jc 1,14) Le baptême également est mort, s’il n’est pas vécu. La robe blanche du baptême symbolise l’habit de noces qui nous permettra de participer aux noces éternelles. Mais si cette robe est pleine de taches, ou fait défaut ?

Par le baptême, nous entrons dans l’Église terrestre, – qui est le champ de blé qui contient non seulement du blé mais aussi encore de l’ivraie, – mais également dans l’Église céleste, car l’Église n’est qu’une. Ne soyons pas scandalisés par l’ivraie. Le Christ «a son van à la main; il nettoiera son aire, et il amassera le blé dans son grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s’éteint point.» (Lc 3,17)

Les apôtres constituaient bien l’Eglise primitive, malgré les faiblesses et même le traître (Judas). Il est question quelque part de «ceux qui étaient parmi nous mais n’étaient pas d’entre nous» et l’Apôtre parle «des faux frères qui s’étaient furtivement introduits et glissés parmi nous.» (Gal 2,4) Donc, ne nous heurtons pas aux faiblesses des fidèles, mais regardons où est vraiment l’arche du salut.

Concluons : Le baptême suppose la foi et la foi doit aboutir au baptême.

a. Cassien

dimanche 4 octobre 2020

182

 Mes chers,

le bulletin 182 est prêt !

a. Cassien

vendredi 2 octobre 2020

CONSIDERATIONS



À Moïse, Dieu se révéla, dans le buisson ardent, comme celui qui est : l’Étant. En grec : ’O WN. Traduire l’Être, n’est pas juste car Dieu n’est pas une chose mais une personne ou plutôt trois personnes.

Cela dit pour la traduction. Dieu est. Il n’a ni commencement ni fin, étant en dehors du temps qui s’écoule. Pourtant, il n’est pas statique car il est la vie, comme dit le Christ de lui-même : «Je suis la résurrection et la vie.» (Jn 11,25) «Je suis le chemin, la vérité, et la vie.» (Jn 14,6) Comme image, on pourrait prendre un cercle sur lequel on avance sans avancer car il n’a ni début ni terme.

Vouloir se représenter l’éternité de Dieu ou son infinité dépasse notre entendement, car nous sommes habitués et limités à ce qui nous est familier – le temps et espace. Dieu pourtant contient le temps dans son éternité, et également tout l’univers limité.  

Les pères parlent du mouvement stable. Dieu est la stabilité même car étant immuable, sans changement, il est en même temps en mouvement car il est la vie même. 

Vouloir comprendre ce que je viens de dire n’est pas possible à l’homme car Dieu est incompréhensible. On ne peut que s’émerveiller et je dirais frissonner même devant la nature divine. 

Vouloir comprendre une petite fleur nous dépasse déjà. Quelle est la vie qui l’anime, sa fragilité, sa sensibilité, sa fécondité, etc. ?  À plus fort raison Dieu, qui est le Créateur même de cette fleur ne peut être saisi par nos raisonnements car il dépasse tout raisonnement, toute logique, tout spéculation. Ce n’est que par la foi et dans l’amour qu’on pourra l’approcher.

On chante souvent dans les hymnes liturgiques : «Ô merveille paradoxale …» Toutes les œuvres du Seigneur sont paradoxales; son Incarnation dans le sein de la Vierge, par exemple, la croix, – qui était le supplice le plus abject, – mais qui est devenue le salut du monde et la gloire de l’Église et dont nous venons de fêter l’exaltation.


a. Cassien


Ô merveille paradoxale ! L’arbre vivifiant, la sainte Croix apparaît en ce jour hautement exaltée; tous les confins de la terre la glorifient, tous les démons sont terrifiés; de quel don sont gratifiés les mortels ! Par elle, ô Christ, sauve nos âmes, en ton unique bonté.

Ô merveille paradoxale ! En ce jour la Croix ayant porté le Très-Haut tel une grappe débordante de vie au-dessus de la terre se laisse voir exaltée; c'est elle qui nous hissa jusqu'à Dieu, par elle la mort fut engloutie pour toujours. Arbre pur grâce auquel nous savourons l'immortelle nourriture de l'Eden, en glorifiant le Sauveur ! 

Ô merveille paradoxale ! La largeur et la hauteur de la Croix sont à la mesure du ciel, puisque par divine grâce elle sanctifie l'univers; par elle les nations païennes sont vaincues, par elle est affermi le sceptre des rois. Divine échelle qui nous permet de monter jusqu'aux cieux en exaltant par nos hymnes le Christ notre Dieu!


Laudes de l’exaltation de la Croix