mercredi 11 juillet 2018

Fête des apôtres

Après le carême léger des apôtres, il ne me reste qu’à souhaiter une bonne fête de ceux qui ont tressé le chemin à suivre pour notre salut.

Vôtre en Christ, 
archimandrite Cassien

Le bulletin 168 est disponible.

dimanche 1 juillet 2018

Retour en France

Je viens de rentrer en France après trois semaines passé en Grèce. 
En passant à Mirabeau nous avons célébré la divine liturgie ce dimanche (5e de Matthieu) à la chapelle de sainte Marie Madeleine.

votre en Christ, 
a. Cassien

mercredi 6 juin 2018

Depart pour la Grèce

Plaise à Dieu, nous célébrerons la divine Liturgie le dimanche prochain (2e dimanche de Matthieu) en Suisse. 
De là je continuerai vers la Grèce, chercher encore les ânesses perdues de mon père. (Qui résoudra l'énigmes ?)

a. Cassien

vendredi 1 juin 2018

LA FETE DE TOUSSAINT


Le dimanche après la sainte Pentecôte, nous célébrons la fête de Toussaint. C’est pour ainsi dire la récolte de ce que le Christ a semé et que l’Esprit saint a récolté. C’est la fête de tous ceux qui ont été sauvés et sanctifiés. 
Au sens strict, les saints, ce sont ceux que l’Église a canonisés, reconnus comme saints et que nous pouvons donc vénérer sans hésitation. Pourtant, il y a une infinité de saints non-canonisés et ignorés, que Dieu seul connaît. Eux aussi sont célébrés aujourd’hui, sans compter tous ceux qui seront sauvés par la miséricorde divine et qui seront donc également sanctifiés.
Dans toutes les couches de la société, à toute époque, il y a eu des saints, depuis le roi jusqu’au mendiant, des hommes et des femmes, des enfants et des vieillards. Partout dans le monde, les fleurs de la sainteté ont fleuri, à travers tous les âges et jusqu’à la fin des temps. 
Dans l'Eglise, on distingue plusieurs catégories de saints : prophètes, apôtres, hiérarques, martyrs, moines, anargyres, etc...    
Un saint, c’est quelqu’un qui s’est purifié pendant sa vie et qui a été déifié, parfois au dernier moment de la vie, comme les martyrs. Tous, nous sommes appelés à la sainteté mais tous n’y arrivent pas et espèrent donc être sauvés par la miséricorde de Dieu et par les prières de l’Église. Au dernier Jugement sera manifesté qui en fera partie. 
La sainteté, c’est la restauration de notre nature d’avant la chute au paradis, et ensuite la sanctification que nos premiers parents avaient ratée par leur désobéissance, mais qu’ils ont finalement atteinte par la pénitence en dehors d’Eden. Ils y seraient arrivés sans labeur, mais à cause de la chute, il leur a fallu des efforts pour se relever : «A la sueur de ton front tu gagneras ton pain»,  et le pain quotidien et le pain substantiel. Tous les saints sont passés par là et leurs Vies relatent les peines et exploits qu’ils ont endurés. 
C’est donc leurs victoires que nous fêtons aujourd’hui. Que le Seigneur nous rende dignes d’en faire partie, de ces 144000 élus, qu’il a choisis de toutes les tribus et de toutes les nations !
« Il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains.» (Apo 7,9)


a. Cassien

Le bulletin 167 est disponible. 
Je viens aussi de refaire les chants liturgiques.

dimanche 20 mai 2018

Liturgie à Ste Marie Madeleine

Nous venons de célébrer la divine liturgie de 318 pères à notre chapelle de sainte Marie Madeleine à Mirabeau.


Le dimanche de Pentecôte sera célébré, plaise à Dieu, ici à l'ermitage. La suite est encore incertaine. J'attends le résultat du synode jeudi prochain. 

votre a. Cassien

jeudi 17 mai 2018

Programme

D'abord bonne fête de l'Ascension de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ.

Plaise à Dieu, nous aurons une liturgie le dimanche prochaine à Mirabeau. Pentecôte sera célébrée à l'ermitage et lundi de Pentecôte, normalement en Suisse. C'est l'homme qui propose et Dieu qui dispose. 

votre a. Cassien

samedi 21 avril 2018

M’AIMES-TU ?

Après qu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne m’aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux. Il lui dit une seconde fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Pais mes brebis. (Jn 21,15-17) 
C'est lors de sa troisième apparition après sa résurrection, au lac de Tibériade, que le Seigneur invite Pierre à faire une confession de foi. Par trois fois, Pierre avait renié le Christ. Par trois fois, le Sauveur lui demande maintenant : «M’aimes tu ?» Ce ne sont pas des reproches qu'il fait à son disciple, lui qui l’avait renié lâchement par peur, ni une pénitence qu'il lui impose, mais, simplement, il lui demande ce qui est le plus important : l’amour pour lui. «Jésus demande à Pierre pour la troisième fois s'il l'aime, à son triple renoncement correspond une triple confession, il faut que sa langue devienne l'organe de son amour comme elle l'a été de sa crainte, et que le témoignage de sa parole soit aussi explicite en présence de la vie qu'il l'a été devant la mort qui le menaçait» (saint Augustin traité 123 sur saint Jean). Je ne peux m’empêcher de penser que leurs yeux se sont croisés et que, même sans paroles, Maître et disciple se sont compris. Pierre a dû avoir honte grandement en voyant les yeux plein d'amour du Sauveur et en pensant à son reniement, à son apostasie. Voici ce qu'en dit saint Jean Chrysostome : «A cette troisième question, le trouble s'empare de l'âme de Pierre : Pierre fut contristé de ce que Jésus lui demandait pour la troisième fois : M'aimes-tu ? Il tremble au souvenir de sa conduite passée, il craint de se tromper en croyant qu'il aime Jésus, et de mériter de nouveau la rude leçon qu'il a reçue par suite de la trop grande confiance qu'il avait dans ses propres forces. C'est donc auprès de Jésus Christ qu'il cherche son refuge : Et il lui dit : Seigneur, tu connais toutes choses, c'est-à-dire, les secrets les plus intimes du cœur pour le présent et pour l’avenir». 
Rien de pire que l’apostasie, de renier Dieu. Certes, tomber dans un péché grave, comme la fornication par exemple, c’est épouvantable, terrifiant et abominable, mais malgré cela on croit et on aime toujours Dieu. Le renier, par contre, détruit tout. Pourtant, le Christ, qui, lui, ne nous renie jamais, va jusqu'à pardonner même notre reniement... là où est le repentir. Ce repentir, Pierre l'avait montré tout de suite après avoir renié : et étant sorti, il pleura amèrement» (Luc 22,62). Le Christ savait tout. Bien avant, ne lui avait-il pas déjà prédit ce qui se passerait ? «Je te le dis en vérité, cette nuit même, avant que le coq chante, tu me renieras trois fois» (Mt 26,34). Il savait, aussi, bien sûr, que Pierre l’aimait malgré ses faiblesses et son caractère versatile. «Le Seigneur, s’étant retourné, regarda Pierre», juste au moment de son troisième reniement» (Luc 22,61). C'est avec ce même regard que le Sauveur le fixe maintenant au lac de Tibériade, un regard qui n’est qu’amour en face de nos faiblesses. Un enfant qui, après avoir fait une bêtise – par exemple en laissant tomber un objet qui se brise – va vers sa mère en disant simplement : «Maman, je t’aime» la désarme complètement, au point qu'il ne lui reste plus qu'à serrer dans ses bras son enfant qu’elle aime encore plus que lui ne l’aime. Si une mère agit ainsi, Dieu le fera infiniment plus, dès lors que nous nous tournons vers lui en regrettant et en demandant pardon pour nos fautes. C'est cela le repentir. 
Jésus n’a pas seulement pardonné à Pierre, mais lui a confié ensuite la charge de ses brebis. David, de son côté, après l’adultère et le meurtre qu’il avait commis, regretta sa faute grave en disant : «Aie pitié de moi, ô Dieu ...» (Ps 50). Dieu lui pardonna et l’appela même ensuite : «David mon bien-aimé». Adam et Ève ne se sont-ils pas sanctifiés même après leur péché qui a jeté toute l’humanité dans la chute ? Par contre, ni Caïn, le fratricide, qui n'a pas fait pas pénitence, ni Judas le traître, qui est tombé dans le désespoir, n’ont pu se sauver, car là où il n’y a que le regret de sa faute et pas de confession, Dieu non plus ne peut pas pardonner. 
En résumé : tout péché, si grave qu’il soit, Dieu le pardonne en cette vie, si nous le confessons du fond du cœur. 

a. Cassien 


"Qu’y a-t-il de pire que de m'avoir renié, moi, le Maître de l’univers ? Or, quand tu t'es repenti et que tu as pleuré amèrement, je t'ai jugé digne de compassion; malgré ton manque d'assurance à mon égard, je t'ai appelé sur la montagne avec les autres disciples et je ne t'ai pas adressé un seul mot de reproche pour cela."
saint Syméon le Nouveau Théologien (chapitres 11 éthiques)

dimanche 8 avril 2018

Pâque 2018

Je viens de rentre de la chapelle de sainte Marie Madeleine, où nous avons célébré la fête lumineuse de Pâque.


 Après les agapes au gîte où le petit monde a pu se reposer.


Christ est ressuscité !
a. Cassien


Dans la chair, Tu T’es endormi comme un mortel, ô Roi et Seigneur. Le troisième jour Tu es ressuscité, Tu as relevé Adam de la corruption, et Tu as anéanti la mort. Ô Pâque incorruptible, ô salut du monde ! 
EXAPOSTILAIRE (ton 2)