vendredi 10 janvier 2020

DECÈS DE MYRIAM


Ce matin (28 XII) nous a quitté notre fidèle Myriam pour une meilleure vie. 
Mémoire éternelle !




Fais reposer parmi les saints, ô Christ, l'âme de ta servante en un lieu d'où sont absents la peine, la tristesse, les gémissements, mais où se trouve la vie éternelle. 

kontakion des l’enterrement 

lundi 6 janvier 2020

Nativité du Sauveur

Plaise à Dieu, la Nativité du Sauveur, sera célébrée à la chapelle de sainte Marie Madeleine à Mirabeau.
A tous nos fidèles et lecteurs, joie et bienveillance pour cette solennité !

en Christ, a. Cassien


mercredi 25 décembre 2019

pour notre instruction

«Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la
boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n’a point ouvert la bouche. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau avec le riche, quoiqu’il n’eût point commis de violence et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche.» (Is 53,7-9)
Ces paroles prophétiques d’Isaïe se reportent au Christ, le seul sans péché, l’agneau sans tache, et lors de la proscomédie (préparation des saints dons) le prêtre lit presque ces mêmes paroles : «Comme une brebis, Il a été conduit à la boucherie. Comme un agneau sans tache devant celui qui le tond, Il n’ouvre pas la bouche. Dans son humiliation, son jugement a été exalté. Qui racontera sa génération? Car sa vie a été enlevée de terre.»
Le prophète Jérémie dit, de son côté, à peu près pareillement : «J’étais comme un agneau familier qu’on mène à la boucherie, et j’ignorais les mauvais desseins qu’ils méditaient contre moi : Détruisons l’arbre avec son fruit ! Retranchons-le de la terre des vivants, et qu’on ne se souvienne plus de son nom !» (Jer 11,19)
Toutes les prophéties sont pour notre instruction et doivent servir à nous corriger. Quand, par exemple, il est dit : «Il n’ouvre pas la bouche,» cela nous apprend à supporter nos petites épreuves avec résignation, au lieu de gémir, de nous lamenter, et de regimber. «Quoiqu’il n’eût point commis de violence et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche.» Si nous pouvons dire la même chose de nous-mêmes, alors et encore, nous pourrions nous révolter. «Pour les péchés de mon peuple,» le Seigneur a souffert la croix, et nous, c’est pour nos propres péchés. Cela devrait nous humilier au moins un peu. Le Christ fut exalté, car humilié à l’extrême, et pour cela «sa vie a été enlevée de terre.» À nous aussi, est préparée une place dans le paradis, la vraie vie, dont cette vie ici-bas n’est que la préparation, une préparation qui ne se fait pas toute seule, ni sans effort. Les épreuves servent à nous humilier, et sans humilité, pas de salut, car l’opposé de l’humilité c’est bien l’orgueil qui a fait chuter Lucifer et tant d’hommes.
L’apôtre Paul, écrit : «Qui nous séparera de l’amour de Christ ? Sera-ce la tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l’épée ? selon qu’il est écrit : C’est à cause de toi qu’on nous met à mort tout le jour, qu’on nous regarde comme des brebis destinées à la boucherie. Mais dans toutes ces choses nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.» (Rom 8,35)
Que notre Sauveur, – dont nous célébrons la Naissance dans la chair, ces jours-ci, – nous accorde d’être comptés parmi ces vainqueurs !


a. Cassien

mardi 17 décembre 2019

177

Voici un nouveau bulletin
A lire et à mettre en pratique !

a. Cassien

lundi 28 octobre 2019

176

Un nouveau bulletin est disponible : 176

A. Cassien

samedi 5 octobre 2019

Baptême et mariage

Aujourd'hui, samedi le 11 septembre fut baptisée Théophanie et l'après-midi a eu lieu le mariage de Minas et de Théophanie.

mardi 17 septembre 2019

MISE AU POINT

«Il est bien normal que je sois gêné par la faiblesse de la mémoire, moi qui suis déjà vieux et qui peut-être, comme les plantes dans un état semblable, penche vers l’abandon.» (acte de déposition du défunt patriarche Mouzalon)
Étant dans cette situation, il me faut pourtant suivre les paroles de saint Grégoire de Nysse : «Puisque le devoir de scruter les Écritures est aussi l'un des préceptes du Seigneur, il faut absolument, même si notre intelligence se trouve en-deçà de la vérité et n'atteint pas à la grandeur de ces pensées, réussir au moins à ne pas paraître négliger le commandement du Seigneur en mettant autant d'ardeur que possible à étudier le texte. Aussi, scrutons l'écrit qui nous est proposé autant que nous en sommes capables.» (sur l’Écclesiaste)
«La sainte Écriture, oeuvre du Dieu tout-puissant, a ceci d'admirable que, même quand on l'a expliquée de mainte façon, il lui reste toujours des replis secrets où elle tient cachés des mystères. Il est très rare qu'une fois expliquée, elle ne garde pas un surplus pour de nouvelles et quotidiennes explications. Ainsi, par un grand dessein providentiel, le Dieu tout-puissant l'a mise au-dessus de toute compréhension, pour parer à la faiblesse changeante des hommes. Afin d'éviter qu'elle ne s'avilisse en devenant trop connue, elle a été faite de telle sorte que, paradoxalement, en la connaissant, on l'ignore. On la lit avec d'autant plus d’agrément que, chaque jour, on y trouve à apprendre. Le plaisir qu'elle procure est plus vif, du fait qu'elle a toujours quelque chose de neuf à offrir.» Saint Grégoire le Grand (explication du Livre de Rois 1, 76,2)
L’évangile du dimanche passé (13e Matthieu) nous parlait de «la pierre rejetée par les bâtisseurs est devenue la pierre d'angle; c'est là l'œuvre du Seigneur, une merveille à nos yeux.» (Mt 21,42)
Ce passage se rapporte d’abord à notre Seigneur qui fut rejeté par les pharisiens et les scribes qui le persécutèrent et le crucifièrent même. Le début de l’évangile parle d’eux en les comparant à des vignerons ingrats agissant de même. L’Écriture sainte nous montre d’autres histoires dans ce sens, qui sont des figures pour notre Seigneur, comme Joseph le Tout-bon, qui fut maltraité et presque tué par ses propres frères, mais fut élevé finalement très haut par Dieu, ou David que ses frères méprisaient jusqu’à ce qu’il tue le géant Goliath et monte finalement sur le trône royal. «J’étais le plus petit d’entre mes frères, le plus jeune dans la maison de mon père. Je menais paître le troupeau de mon père. … Mes frères étaient beaux et grands, pourtant le Seigneur ne les a pas préférés.» (Psaume 151)
Pourquoi je parle de cela ? C’est que «les affaires de l'Eglise sont en souffrance, quoique vous pensiez que tout soit en paix. Et c'est un grand malheur de ne pas savoir que nous sommes dans le malheur, lorsque nous sommes plongés dans des maux sans nombre. Que dites-vous ? Nous avons des églises, des biens, et le reste, les collectes se font, chaque jour le peuple assiste à l'office divin, et nous méprisons. La prospérité de l'Eglise ne se reconnaît pas à ces signes,» comme quelqu’un a dit quelque part.
Je sais que ces lignes sont un peu énigmatiques, mais ceux à qui cela est adressé sauront lire entre les lignes, et comme dit l’Écriture : «Reprends le sage, et il t'aimera. Donne au sage, et il deviendra plus sage. Instruis le juste, et il augmentera son savoir.» (Pro 9,8)


a. Cassien

jeudi 5 septembre 2019

La ressemblance de la chair du péché

En préparant un texte, pour notre site, «Livre des Promesses», attribué à Quodvuitdeus, évêque de Carthage (5e siècle), je me suis achoppé à ce passage : « … le Christ : celui-ci prit, non pas la chair du péché, mais la ressemblance de la chair du péché.» (livre 1 chapitre 21) Et l’original en latin : «accepit non carnem peccati, sed simililudinem carnis peccati.»
Nos pères se sont acharnés à soutenir fermement que le Christ a la même nature que nous, et non en apparence seulement, comme ils se sont battus pour soutenir que le Christ a la même nature (homoousios) que le Père, et non une nature semblable (homoiousios). Ici, dans ce texte, pourtant il s’agit de la ressemblance, non spécifiquement de notre chair ou de notre corps, mais de la chair du péché. Le Christ, cependant, a un corps d’avant la chute, donc sans péchés ni vices. Cette chair ressemble à celle de la chair du péché, mais n’est pas la même. Elle a les passions naturelles (faim, soif, sommeil, etc), mais pas ce que la chute a entrainé : les péchés et les vices. Les passions naturelles, nos premiers parents les ont eues. Adam était endormi quand Dieu a créé Ève de son côté. Les protoplastes ont mangé les fruits du paradis, mais malheureusement aussi du fruit défendu. Jésus, pour sa part, a eu faim après les 40 jours dans le désert. Il a sommeillé sur la barque et il a eu soif près du puits de Jacob.
Revenons au texte en question. L’apôtre Paul dit à maintes reprises la même chose, comme en Romains 8,3 par exemple : «ν μοιώματι σαρκς μαρτίας.» «Dieu a condamné le péché dans la chair, en envoyant, à cause du péché, son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché».
Donc finalement ma crainte n’est pas justifiée, et l’évêque Quodvuitdeus écrit juste. Je continue donc à préparer le texte pour notre site.


A Cassien