dimanche 16 avril 2017

Pâque 2017


A tous nos fidèles et lecteurs, 
je souhaite une Pâque dans la joie de la Résurrection !

Vôtre en Christ,
archimandrite Cassien


lundi 10 avril 2017

DIMANCHE DES RAMEAUX

Je viens de rentrer de Mirabeau, où nous avons célébré, dans notre chapelle de saint Marie Madeleine, les liturgies du samedi de Lazare et du dimanche de rameaux.
Voici la photo (la moins mauvaise) :


dimanche 19 mars 2017

Orthodoxie n° 163

Le bulletin n° 163 vient de sortir.

jeudi 9 mars 2017

LA PARABOLE DES DIX LÉPREUX

«Jésus, Se rendant à Jérusalem, passait entre la Samarie et la Galilée. Comme Il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Se tenant à distance, ils élevèrent la voix, et dirent : Jésus, maître, aie pitié de nous ! Dès qu'Il les eut vus, Il leur dit : Allez vous montrer aux sacrificateurs. Et, pendant qu'ils y allaient, il arriva qu'ils furent guéris. L'un d'eux, se voyant guéri, revint sur ses pas, glorifiant Dieu à haute voix. Il tomba sur sa face aux pieds de Jésus, et Lui rendit grâces. C'était un Samaritain. Jésus, prenant la parole, dit : Les dix n'ont-ils pas été guéris ? Et les neuf autres, où sont-ils ? Ne s'est-il trouvé que cet étranger pour revenir et donner gloire à Dieu ? Puis Iil lui dit : Lève-toi, va; ta foi t'a sauvé.» (Lc 17,11-18) 
Ces quelques mots que je veux dire s'adressent, bien sûr, à tous, mais surtout à nos chers prêtres et fidèles d’Afrique, pour qui les mots «pardon,» «s.v.p.» et «merci» ne sont pas très familiers.
Donc, ces neuf lépreux ne se donnèrent pas la peine de revenir et de remercier le Seigneur, trouvant que c’est un dû de sa part puisqu’Il a la puissance de les guérir. Le dixième, un Samaritain, – comme dans la parabole de celui qui était tombé dans les mains des brigands, – seul faisait marche arrière pour remercier le Seigneur. Il avait bien compris que la Puissance du Sauveur, à travers les sacrificateurs, l’avait délivré de sa lèpre. 
Une histoire me vient à l’esprit qui illustre cette attitude : Un frère raconta ceci : «Quand j'étais à Oxyrynque, des pauvres vinrent un samedi soir pour recevoir l'agape. Ils dormirent sur place; l'un d'eux ne possédait qu'une natte; il en avait placé une partie sous lui et se couvrait avec le reste, car il faisait grand froid. Comme il sortait pour faire ses besoins, je l'entendis soupirer et se plaindre du froid, mais il se consolait en disant : «Seigneur, je Te rends grâces ! Combien y a-t-il de riches en prison, chargés de fers ou les pieds au cep, qui ne peuvent même pas faire leurs besoins tranquillement. Mais moi, je suis comme l'empereur ! J'étends mes pieds et je me promène où il me plaît.» Pendant qu'il prononçait ces mots, je me tenais debout en l'écoutant. Je suis alors rentré pour aller raconter cela aux frères qui en furent très édifiés.» 
Qui de nous remercie assez Dieu pour la lèpre spirituelle dont Il nous purifie par sa Grâce ? Qui remercie dignement de ce qu’Il nous octroie chaque jour pour vivre. On se plaint plutôt parce que ceci ou cela nous fait défaut. Ce pauvre d’Oxyrynque, plus haut, ne se révoltait pas de son sort peu enviable, mais se comparait à d’autres qui vivaient dans un état bien pire. Si nous faisions de même, le soir en nous couchant, par exemple, après avoir bien mangé, ayant un toit sur la tête, un lit bien chaud etc.... Au lieu de trouver toujours un cheveu dans la soupe, comme on le dit, on serait bien plus heureux. Maintenant en Carême, au lieu de gémir sur la nourriture frugale, soyons content d’avoir de quoi manger. 
Que dire de plus ? À chacun de méditer un peu sur ces lépreux, sur l’action de grâce au Seigneur pour ses Bienfaits. 

archimandrite Cassien 

mardi 7 février 2017

QUELQUES RÉFLEXIONS



J’avais parlé, dans un bulletin (n° 8), des grappes d’arrière-saison, en citant le prophète Isaïe, et en faisant allusion au monachisme d’aujourd’hui. Quand on voit ce qui se passe depuis la rédaction de cet article, il faudra parler plutôt des grappes qui servent à faire le vin de glace (Eiswein). Ces grappes qui ont passé la première gelée et qu’on vendange pendant la nuit, ne sont vraiment plus belles mais, d’une saveur exquise. Il en résulte peu de vin, et le prix est élevé. 
Ne nous scandalisons donc pas en voyant les moines orthodoxes, et même les fidèles orthodoxes, en ces jours-ci. Ils passent par la glace de l’apostasie et la parole de saint Antoine le Grand se vérifie : «Un temps vient où les hommes seront fous, et quand ils verront quelqu'un qui n'est pas fou, ils s’insurgeront contre lui, disant : Tu es fou, parce qu'il n'est pas comme eux.»
J’écris ces lignes pendant que je suis en train de travailler sur les sentences des pères du désert. Ils n’avaient pas d’ordinateur, juste parfois un manuscrit pour s’instruire. 
Un des pères parlait de la grande tentation dans les derniers jours, où ceux qui tiendront bon seront sauvés, et seront même plus grands que nos pères. Cette tentation est bien l’attaque contre la foi, non une foi «humanisée», taillée à nos goûts, mais la même foi que nos pères avaient et qui est immuable, tel un phare dans la mer, qui indique aux marins le chemin à suivre. 
Gardons donc cette foi, même si nos œuvres ressemblent à ces grappes dont je viens de parler, et le Seigneur tiendra compte du contexte dans lequel nous vivons, de notre fragilité, qui sont comme des ailes avec lesquelles nous traversons difficilement la mer de cette vie, comme disait un autre père.


archimandrite Cassien


dimanche 29 janvier 2017

Athos

L'higoumène du vieux monastère athonite d'Esphigmenou
condamné à vingt ans de prison

Au jury mixte de la Cour d'Assises de Thessalonique, hier, 11 personnes, dont 8 moines, ont été inculpées de crimes d'instigation à la violence et d'avoir jeté des cocktails Molotov sur des officiers de police et d'autres en juillet 2013 à Karyès.
L'higoumène de l'ancienne Fraternité du monastère d'Esphigmenou, Methodios (Papalamprakopoulos), a été condamné à une peine de vingt ans de prison ferme à exécution immédiate.
Le premier à attaquer, le moine Antipas, a été aussi condamné à vingt ans de prison ferme à exécution immédiate.
Les six autres moines, en tant que complices, ont eu dix ans et quatre mois de prison ferme, avec sursis en attendant un nouveau procès en appel.
Dans une déclaration de la nouvelle Fraternité canonique du monastère d'Esphigmenou, fondée en 2005, il est dit : "La décision de la cour, qui est à exécution immédiate pour les deux premiers, donne la mesure du bon sens. À savoir qu'une chose est la confession de foi et une autre l'usage des   explosifs et de commettre des crimes graves. Les désaccords spirituels et autres désobéissances aux lois de la Sainte Montagne et de l'état sont une autre chose."

Et s'adressant au reste de l'ancienne Fraternité des 110 moines qui occupent le monastère, qui refusent d'accepter les lois de la Sainte Montagne et se sont séparés de la communion du reste de la Sainte Montagne, l'higoumène de la nouvelle Fraternité a déclaré : "La fraternité et l'administration du monastère sont prêtes à accepter tous les frères qui viennent avec de bonnes intentions et de faire tout effort en vue d'une restauration. Nous pouvons tous contribuer calmement et sans fanatisme à mettre fin à l'occupation prolongée, futile et sans espoir, des locaux du monastère."

Leur crime consiste de ne plus commémorer le soi-disant patriarche de Constantinople qui est en train de trahir l’orthodoxie.


L'higoumène Methode condamné

vendredi 6 janvier 2017

Nativité du Sauveur

Avec les prophètes en ce jour se réjouissent la terre et le ciel ! Les anges et les hommes célèbrent cette fête en esprit ! Car voici que notre Dieu, né d'une femme, est apparu dans la chair à ceux qui attendaient parmi les ténèbres et l'ombre de la mort. La grotte et la crèche l'ont reçu, les bergers proclament la merveille, les mages, venus de l'Orient, à Bethléem apportent leurs présents. Et nous-mêmes, de nos lèvres souillées avec les anges nous venons lui chanter : Gloire à Dieu au plus haut des cieux et sur terre que règne la paix ! Car il est venu, celui qu'attendaient les nations, il est venu pour nous sauver de la servitude de l'Ennemi.
Liti de la Nativité




A tous les fidèles et lecteur, 
une Nativité dans la joie et la paix et Sauveur !

Vôtre, archimandrite Cassien

jeudi 22 décembre 2016

Retour en France


Je viens de rentrer en France, après avoir passé quelques semaines en Grèce.
Le dimanche des ancêtres, nous avons célébré la divine Liturgie à la chapelle de sainte Marie Madeleine. Les travaux ont aussi un peu avancés et de la Grèce, j'ai apporté pour la chapelle (et aussi la mission en Afrique) : pupitre, charbon, veilleuses etc.
Voici le dernier photo de la chapelle :


en Christ, 
archimandrite Cassien