mercredi 28 décembre 2016

jeudi 22 décembre 2016

Retour en France


Je viens de rentrer en France, après avoir passé quelques semaines en Grèce.
Le dimanche des ancêtres, nous avons célébré la divine Liturgie à la chapelle de sainte Marie Madeleine. Les travaux ont aussi un peu avancés et de la Grèce, j'ai apporté pour la chapelle (et aussi la mission en Afrique) : pupitre, charbon, veilleuses etc.
Voici le dernier photo de la chapelle :


en Christ, 
archimandrite Cassien

samedi 3 décembre 2016

HOMÉLIE POUR L’ENTRÉE AU TEMPLE DE LA TOUTE-SAINTE

Cette année, la fête de l’Entrée au Temple coïncide avec un dimanche, ce qui fait que les textes liturgiques sont chantés alternativement selon l’ordre fixé par le typikon.
    Disons quelques mots concernant la fête de l’Entrée au Temple :
    D’abord, les évangiles la passent sous silence et ne cherchons pas non plus des explications chez les protestants. Un écrit apocryphe (le Protoévangile de Jacques) en parle, mais comme il est suspect, ce n’est pas non plus là qu'il faudra se renseigner. Ce n’est que dans la Tradition vivante de l’Église qu’on trouve des indications sûres, et voici ce qu’elle nous révèle :
    Quand la Vierge Marie avait trois ans, ses parents, Joachim et Anne, la présentèrent au Temple, conformément aux vœux qu’ils avaient faits lors de sa naissance. C’est le père de saint Jean le Précurseur, Zacharie, qui l’a reçue et introduite, à la suite d'une révélation, dans le Saint des Saints même – qui était pourtant réservé aux seuls prêtres. C’est là que la sainte Vierge a vécu, nourrie par un ange jusqu’à l’âge de 12 ans. «Par son ange, Dieu assista la Vierge et lui envoya de la nourriture mystique, par laquelle sa nature était fortifiée, pendant que son corps arrivait à maturité et fut fait plus pur et plus exalté que les anges, ayant les esprits célestes pour serviteurs.» (Homélie de saint Grégoire Palamas pour la fête). À l’âge de la puberté, elle devait quitter le lieu saint à cause de l’impureté que cette puberté entraîne. C’est en ce temps-là que le juste Joseph, déjà très âgé et père de sept enfants, la prit sous sa protection et se fiança avec elle. 
    Voilà en bref ce que nous en rapporte la sainte Tradition.
    Sur l’icône de la fête, nous voyons la Toute-sainte, accompagnée de vierges d’Israël et conduite par ses parents, entrer dans le Temple, où Zacharie l’accueille. Elle est aussi représentée parfois assise dans le Saint des saints, l’archange Gabriel lui apportant de la nourriture céleste. C’est ce même Zacharie, dont parle l’évangéliste Matthieu (cf. 23,35) qui fut tué entre l’autel et le sanctuaire, à cause de la Toute-Sainte.
    Voyons également ce que les textes liturgiques nous en disent et comment ils éclairent ce que nous venons de dire :
    «Du Seigneur ayant reçu le fruit de la promesse, Joachim et Anne ont offert en ce jour dans le Temple la Mère de Dieu en agréable sacrifice; et le grand-prêtre Zacharie l'accueille et la bénit.» (Petites Vêpres)
    «Dans l'allégresse portant leurs lampes allumées, vers le Saint des saints les jeunes filles en ce jour précèdent la lampe spirituelle et l'accompagnent en procession, montrant d'avance l'ineffable Clarté qui d'elle-même devait briller pour illuminer en l'Esprit ceux qui étaient assis dans les ténèbres de l’erreur.» (Grandes Vêpres)
    « Après ta naissance, divine Fiancée, tu fus présentée au Temple du Seigneur pour être élevée dans le Saint des saints, comme vierge sanctifiée; alors Gabriel fut envoyé auprès de toi, la toute-immaculée, pour te porter la nourriture d'en haut; toutes les puissances des cieux s'étonnèrent de voir l'Esprit saint élire en toi son logis. Vierge sans souillure ni péché, glorifiée sur terre comme au ciel, sauve-nous tous, ô Mère de Dieu.» (Grandes Vêpres)
    « L'ayant mise au monde contre tout espoir, Joachim et Anne s'engagèrent pieusement à présenter la vierge pure à notre Dieu; en ce jour ils s'acquittent de leur vœu en offrant leur fille en la maison du Seigneur.» (Canon des Matines)
    Voilà quelques hymnes liturgiques, choisies parmi tant d’autres, qui parlent, lors de la fête, de celle qui fut sanctifiée dans le Temple terrestre et qui devint le Temple où le Sauveur S’incarna.


archimandrite Cassien