samedi 21 juin 2008

Samedi après Pentecôte


Ce matin j'ai célébré la divine Liturgie avec les moniales dans la chapelle de saint Modeste à Kératéa. (la photo fut prise juste avant l'office). Dans la matinée j'ai pris la route pour Sparte, où nous venons juste de terminer les vêpres. Plaise à Dieu, demain matin nous célébrerons la divine Liturgie pour la fête de tous les saints.
Je vous souhaite déjà un carême «fructueux» – qui porte des fruits du repentir et je vous demande vos prières afin que j'en profite aussi à mon tour.
Votre,
hm. Cassien

jeudi 19 juin 2008

Demenagement


Une fois de plus, j'ai demenagé. Depuis quelques jours j'habite au petit monastère de saint Jean le Théologien à Kératéa. A part moi, il n'y a qu'un seul moine ici; je suis donc bien tranquille. Le n. du portable, c'est toujours le même (00306949577884) et l'email également (cassien@orthodoxievco.fr). Voici un photo avec l'ancien chapelle en bas et ma cellule et haut (où autrefois l'archevêque André aimait de faire de retraites).
En Christ,
hm. Cassien

lundi 16 juin 2008

homosexualité



Puisque les «néos» ne veulent pas se prononcer sur l'homosexualité, je prends moi-même la plume.
L'homosexualité c'est un vice comme tant d'autres (avarice, vanité etc.), mais c'est un vice contre nature, donc plus grave que la fornication. Cela n'empêche nullement un homme, qui en est atteint, d'être croyant et pieux pourvu qu'il lutte contre cette passion. Le plus souvent les homosexuels ont cette faiblesse, soit héritée soit attrapée pendant leurs enfance (une mère autoritaire par exemple peut étouffer les sentiments normal d'un garçon et le rendre efféminé).
Maintenant, c’est une chose d'avoir cette passion et c’en est une autre de s'y adonner. Celui qui s'y adonne commet un péché au même titre que n'importe quel autre péché et dont la gravité dépend de mille choses.
Un homosexuel est à plaindre et non à juger, pas plus qu'un drogué. Ce qui est à condamner, c'est ce vice qui rend l'homme malheureux. Ce dont il a besoin, c'est de compréhension et d'aide et non de rejet. Par contre, normaliser l'homosexualité est fermement à rejeter.
Notre société, qui est en pleine décadence, va logiquement vers une normalisation de ce qui va dans son sens et ses intêrets. Aujourd'hui c'est l'homosexualité, demain la pédophilie et ensuite l'inceste. Les anciennes civilisations qui ont disparu nous en donnent l'exemple flagrant. Le Seigneur n'a-t-il pas détruit Sodome ?
«Les gens de Sodome étaient méchants, et de grands pécheurs contre l’Éternel.» (Gen 13,13)
«Ils appelèrent Lot, et lui dirent: Où sont les hommes qui sont entrés chez toi cette nuit ? Fais-les sortir vers nous, pour que nous les connaissions.» (Gen 19,5)
Nous ne jugeons pas, bien sûr, les gens qui sont en dehors de l'Eglise mais nous jugeons ce vice et guidons les fidèles qui en sont atteints.
Marier deux personnes homosexuelles est une aberration, et l'Eglise orthodoxe ne pourra jamais l'accepter ! Adopter ensuite des enfants va dans le même sens. Ils vivront dans une ambiance malsaine, n'auront pas, soit une vraie mère, soit un vrai père, mais, comme parents, deux personnes qui se livrent à leur vice.
Pour terminer : Les habitants de l'île de Lesbos, dont les femmes s'appellent lesbiennes, ont porté plainte devant le tribunal, afin qu'on appelle autrement les femmes homosexuelles. Il en existe, des mots : anandrine, gomorrhéenne, fricatrice, sapphique ou tribade. Plus vulgaire, on a goudou, brouteuse, chipette, voire gouine ou lesbiche, mais on en revient à l'île maudite.
Sur la photo le détail d'une fresque du Jugement dernier : Église de la Mère de Dieu à Ljeviska (Serbie) : La punition d'un homosexuel.

hm. Cassien

samedi 7 juin 2008

Loutraki


En allant à Sparte, je m'arrêtais une fois de plus, au monastère de saint Patapios. Voici l'histoire du saint et du monastère :
Le saint est né à Thèbes en Egypte, où il a commencé la vie monastique, au 4e siècle. Plus tard il alla s'installer à Constantinople, près de l'église des Blachernes.
Bien longtemps après, en 1904, près de Corinthe en Grèce, on découvrit tout entière la précieuse relique du corps de saint Patapios en faisant des travaux dans l'église d'un petit monastère situé sur les hauteurs de Loutraki (Mont Gérania). Depuis, le monastère est dédié au Saint, et de nombreux miracles ne cessent de s'y accomplir.
Dans la photothèque il y aura un dossier sur le monastère.

votre hm. Cassien

samedi 31 mai 2008

les sermons du père Antony

les sermons du père Antony

les sermons du père Antony


Christ est ressuscité !

Je viens de mettre sur notre site les sermons du père Antony, ceux qui furent déjà publiés dans les bulletins, et des nouvelles. A fur et à mesure qu'il m'envoie d'autres de ses sermons je compléterai le dossier.

En Christ,
hm. Cassien

vendredi 23 mai 2008

les disciples d'Emmaüs

(J'ai fait un effort pour écrire ces quelques lignes, comme prévu. Même si ce n'est pas terrible, acceptez au moins la bonne volonté.)

Dans l'évangile de Luc se trouve l'épisode des disciples d'Emmaüs. Un fait historique, bien sûr, mais qui se répète dans notre vie sans que nous en soyons conscients.
Souvent nous parlons de tel événement avec nos semblables. On discute, on s'interroge, on s'agite, mais on ne voit pas la réalité profonde – toute la vérité. Tout semble s'écrouler sous nos pas. Ce qu'on tenait pour sûr et ferme s'ébranle, comme pour ces disciples sur le chemin d'Emmaüs. Ils croyaient et espéraient que le Christ c'était vraiment le Messie que l'on attendait tant, depuis des générations. Et voilà, ce même Messie fut crucifié et enseveli. Leur espoir se brisa en mille morceaux.
Combien de fois nous ne voyons pas d'issue à nos problèmes. On reste terre à terre, tristes et les yeux «empêchés» c'est-à-dire myopes, ne voyant que jusqu'au bout du nez. On ne comprend pas l'événement qui nous trouble car notre vue est charnelle et non spirituelle. Derrière tout ce qui nous arrive se cache la Main de Dieu qui transforme, par le mystère de la croix, nos souffrances en gloire. Ce n'est qu'avec du recul que l'on s'aperçoit que le Seigneur était à l'œuvre et ce que les Écritures sacrées nous ont maintes fois inculqué se vérifie, tel les prophéties qui concernent la Passion et la Résurrection du Sauveur. «Tout fut écrit pour notre «instruction» (Rm 15,4; I Co 10,11).
Jésus chemine avec nous, Il nous regarde lors de nos difficultés, comme pour saint Antoine le Grand qui se plaignait et ne savait pas que Dieu contemplait ses luttes avec les démons.
«Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ?» (Lc 24,26) Ne faut-il pas que nous souffrions également pour entrer dans la gloire ? «Le serviteur n'est pas plus grand que son Seigneur» (Jn 13,16)
Nos souffrances s'intensifient jusqu'au moment où la corde est prête à se casser, et c'est là que le Christ nous met au large, où tout rend dans l'ordre. La Passion du Sauveur allait en augmentant jusqu'à la mort sur la croix. Mais «si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.» (Jn 12,24)
Pour nous, toute épreuve supportée avec patience et action de grâce nous élève. Mais soyons tristes pour ceux qui nous font du mal, qui sont le jouet du malin, qui se cache derrière eux et que nous oublions souvent. On ne voit que l'homme en face de nous qui nous insulte, nous menace, nous maltraite. On ne pense qu'à la maladie, à la perte de ceci ou de cela, mais c'est le malin qui nous tente et Dieu le permet, comme pour Job, afin de nous éprouver et nous rendre pur comme de l'or. Dans ce creuset des épreuves nous sommes lavés de nos péchés et de nos vices. Comme disait un père du désert : Sans épreuve personne ne sera sauvé.
« Lorsqu’ils étaient près du village où ils allaient, Il parut vouloir aller plus loin.» (Lc 24,28) Est-ce de l'hypocrisie de la part du Christ ? Loin de là ! Le Seigneur s'adapte à nos faiblesses, se met à notre niveau. «J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns.» (I Co 9,22) Il avait encore une tâche à accomplir : leur ouvrir complètement les yeux afin qu'ils croient fermement en Celui en qui ils avaient espéré et en Celui de qui ils avaient douté.
C'est à la fraction du pain – une chose que tout le monde savait faire autrefois – qu'ils L'ont reconnu. Ce n'est que Lui le Seigneur et Maître qui rompait le pain de cette façon.
«Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous ?» se demandaient-ils, une fois ayant pris du recul. C'est ainsi que nous, une fois l'épreuve passée, nous nous rendons compte que ce n'était pas le hasard, ou un simple événement qui venait de se dérouler mais la Volonté de Dieu. «…sans vous laisser aucunement effrayer par les adversaires, ce qui est pour eux une preuve de perdition, mais pour vous de salut; et cela de la part de Dieu.» (Phil 1,28)
Christ est ressuscité !
hm. Cassien

mercredi 21 mai 2008

saint Jean le Théologien




Christ est ressuscité !

Avec quelques soeurs du monastère de Kératéa, nous avons célébré la Liturgie dans une chapelle privée, près de Kératéa. Cette chapelle est dédiée à saint Jean le Théologien, dont c'est la fête aujourd'hui. En plus de la fête de l'évangéliste, on fête la mi-Pentecôte. Après les offices les agapes ont eu lieu. Voici quelques photos de la célébration et des agapes.
Dans un petit monastère au-dessus de Kératéa, également dediée à l'apôtre Jean, furent célébrées les vigiles.

En Christ,
hm. Cassien