lundi 5 janvier 2009

Nativité du Sauveur


Message de la Nativité du Sauveur


Aujourd’hui nous franchissons une étape de plus dans l’économie de notre salut, qui a commencé avec l’Annonciation, comme dit le tropaire de la fête : «Aujourd’hui c’est le commencement de notre salut et la manifestation du mystère éternel…» Lors de l’Annociation, le Fils de Dieu a pris chair de la Vierge par l’action de l’Esprit saint et aujourd’hui Il voit le jour afin de commencer déjà — pour ainsi dire — son chemin de croix. 

Il naît, non chez Lui à Nazareth, mais à Bethléem, et par surcroît dans une grotte destinée au bétail. C’est déjà son extrême Humilité qui se manifeste pour briser l’orgueil de la race humaine. «Sans doute, s'Il eût voulu, Il pouvait venir en ébranlant les cieux, en faisant trembler la terre, en lançant la foudre; Il a rejeté tout cet appareil, car Il venait, non pour perdre, mais pour sauver l'homme, et, dès sa Naissance, fouler aux pieds son orgueil. Il ne lui suffit donc pas de Se faire homme, Il Se fait homme pauvre, et Il choisit une mère pauvre, qui n'a point même de berceau pour y déposer son Enfant nouveau-né : 'Et elle Le coucha dans une crèche'.» (saint Jean Chrysostome, Homélie pour la Nativité)

À peine né, il Lui faut fuir en Égypte sous la menace d’Hérode, qui n’est qu’un agent du diable. Le Malin pressentait en partie la mission du Messie, sans pour autant savoir que c’est Dieu Lui-même qui est venu sur terre sauver le genre humain.

En plein hiver et pendant la nuit a eu lieu la Naissance d’Emmanuel (Dieu avec nous). «La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne L’ont point reçue» (Jn 1,5), hormis quelques pauvres bergers qui furent témoins du mystère – mystère qui se renouvelle à chaque instant et le monde ne fait que s’enfoncer de plus en plus dans les ténèbres. Seuls les pauvres d’esprit saisissent ce qui est caché aux yeux du monde. «Cette Vie était donc la Lumière des hommes, mais les coeurs des insensés ne peuvent comprendre cette Lumière, appesantis qu'ils sont par leurs péchés qui leur dérobent la vue de cette divine Lumière.» (saint Augustin, Traité 1 sur S. Jean)

La conception du Christ ne se pas fait d’une manière naturelle mais par l’action de l’Esprit saint et de même la Naissance s’est accomplie miraculeusement car la Vierge enfanta sans les douleurs de l’enfantement qui sont la suite du péché. «Dans le péché ma mère m’a enfanté» chante David dans le psaume 50. La malédiction d’Ève : «Tu enfanteras dans les douleurs» (Gen 3,16) n’a pas atteint la Toute-Sainte. «Cette divine Vierge L'a porté sans souffrance, sa conception est sans tache, son enfantement sans difficulté, sa Naissance sans souillure, sans déchirement et sans douleurs.» (saint Grégoire de Nysse)

Quand Salomé et l’autre sage-femme sont venues à la crèche il ne leur restait qu’à laver l’enfant déjà né en dehors des regards humains. «Personne ne reçut l'Enfant à sa Naissance, aucune femme ne donna à Marie les soins ordinaires, elle seule enveloppa son enfant de langes, elle fut à la fois la mère et celle qui reçut l'Enfant : Et elle l'enveloppa de langes.» (saint Jérôme Cont. Helv.)

Il reste encore à parler des anges, des mages, de Joseph, mais si Dieu nous prête vie, cela se fera la prochaine fois.


Que ce même Dieu naisse en nos cœurs et nous apporte la paix et la joie !

Vôtre,

archimandrite Cassien


samedi 3 janvier 2009

sainte Anastasie


Ce message arrive un peu avec du retard à cause du photo que je n’ai reçu qu’aujourd’hui.

Le 21 décembre (3-1-2009) nous avons célébré la divine Liturgie au Pirée dans la petite chapelle, au sous-sol de l’église de saint André. Cette chapelle est dédiée à sainte Anastasie dont c’était la fête le jour suivant – dimanche. Cette chapelle est toute petite et servait autrefois au temps de la persécution. 

vôtre archimandrite Cassien

mercredi 24 décembre 2008

Lycos

Je viens de mettre, (dans les écrits des pères) enfin la dernière partie de la "Théologie dogmatique, en laissant de côté ce qui est influencé par le papisme.
Lycos, nous notre site été hébergé est en train de fermer. Donc nous déménageons une fois de plus.
Notre site est également hébergé sur .mac sous notre nom de domain :
orthodoxievco.fr
sinon directement : http//:homepage.mac.com/thm72/orthodoxievco/index.htm
L'adresse email "cassien@orthodoxievco.fr" est toujours valable pour le moment mais il vaut mieux écrire à : cassien@orthodoxievco.info
En Christ,
votre archimandrite Cassien

vendredi 19 décembre 2008

saint Nicolas



Aujourd'hui, lors de la fête de saint Nicolas, il y a une concélébration dans la cathédrale afin d'honorer le saint et également l'archevêque Nicolas pour sa fête. Y ont concélébrés les évêques : Nicolas, Pacôme, Galation et Ignace et les prêtres, Stéphan (higoumène), Dimitri, Stéphan (de Bulgarie), Panteléimon, Philippe, mon indignité et le diacre Agathon.

Les deux photos furent prises lors des agapes, après la Liturgie.


votre archimandrite Cassien

jeudi 11 décembre 2008

la cause

LA CAUSE 


Quand on regarde la marche du monde, qui va à sa perte, on ne peut être que très pessimiste. Sans vouloir maintenant analyser les symptômes : crise économique, déchéance des mœurs, etc, etc — on n'en finirait pas —, je voudrais parler de ce qui en est la vraie cause.

Où est aujourd’hui le sel de la terre, qui ne fait pas seulement assaisonner mais aussi conserver ? Où est le levain qui fait lever la pâte ? Où sont les dix justes capables d’infléchir Dieu ? Où est ce feu que le Seigneur a jeté sur la terre ? (cf. Lc 12,49)

On disait de l’abba Macaire qu’il était en mesure de sauver toute sa génération. Un jour abba Sisoès alla trouver abba Macaire et lui dit, Abba, selon ce que je peux, je jeûne, je prie, et je médite. Je vis dans le recueillement. Que dois-je faire de plus ? Alors le vieillard le regarda. Ses yeux étaient devenus comme des lampes de feu, Tu ne seras rien, si tu ne deviens tout entier comme un feu qui se consume.”

Nous nous contentons de nos devoirs extérieurs : rabâcher nos offices du matin et du soir, ne pas manger ceci et cela les jours de jeûne etc. Et voilà, nous sommes de bons chrétiens; du moins nous arrivons à tranquilliser notre conscience. 

Dimanche dernier, on lisait l’évangile du jeune homme riche. Il s’est comporté de la même manière — juste une observation légale et il s’est arrêté là. Quand le Christ lui a demandé de se défaire de ses richesses, il est parti tout triste, car il y était fort attaché. Nos richesses à nous, ce ne sont pas nécessairement les biens matériels, mais nos passions : notre orgueil qui nous fait croire que nous sommes le centre du monde ou Miss Orthodoxie, notre égocentrisme qui nous fait tourner autour de notre nombril et mille autres choses encore.

J’ai bien peur que nous n'agissions comme Jonas, qui cherchait à s’enfuir loin de la Face de Dieu, afin de se dérober à sa mission. Je crois que le sort tombera sur nous et que la tempête ne s’apaisera qu’une fois les coupables jetés à la mer. Les pauvres marins, au temps de Jonas, n’étaient certes pas des saints, mais c’était Jonas qui était le grand responsable. “On demandera beaucoup à qui l’on a beaucoup donné, et on exigera davantage de celui à qui l’on a beaucoup confié.” (Lc 12,48) Ne jugeons donc pas les gens du monde, qui ignorent Dieu, mais pensons à tout ce que nous avons reçu depuis le baptême. Ne nous dérobons donc pas à notre mission, c’est-à-dire sacrifions-nous et sanctifions-nous pour l’Église et le monde.

Il ne s’agit pas de faire une prière ou quelques métanies de plus, mais d’effectuer un revirement total de notre comportement. Nos simples coutumes et nos devoirs, il faut qu’ils prennent feu — ce feu que le Seigneur est venu jeter sur terre, en d’autres termes : l’Esprit saint. 

Ne nous contentons pas de notre étiquette de chrétien avec le sous-titre "orthodoxe", mais vivons en profondeur notre engagement devant le Seigneur.

Malgré l'apostasie de ce monde et notre lâcheté, j’ai confiance que le Seigneur S’est gardé, comme au temps d’Élie, “sept mille hommes, tous ceux qui n’ont point fléchi les genoux devant Baal, et dont la bouche ne l’a point baisé.” (I Roi 19,18) C’est à cause de ces quelques justes que le monde subsiste encore, des justes cachés, qui ne font plus d'exploits spectaculaires, mais qui se distinguent par leur humilité et leur effacement.


Hm. Cassien

mardi 25 novembre 2008

archevêché


Mes chers,
Me voilà enfin un peu stabilisé en Grèce et de nouveau connecté sur internet.
Je suis depuis dimanche installé dans l’archevêché où je sers maintenant comme prêtre. L’archevêque lui-même ne célébré que rarement. Et le jeune évêque Panteleïmon, qui habite également à l’archevêché, s’occupe de Pirée où il est évêque. C’est moins agréable ici car je suis de nouveau en ville mais c’est plus intéressant au niveau du travail. Je voyagerai aussi moins maintenant; il n’y plus Patras ni Sparte; juste servir l’archevêché, et aider dans les autres paroisses à Athènes et au monastère de moniales à Kératea.
On va voir la suite.
Sur le photo figure l’église de la sainte Trinité et les bâtiments de l’archevêché.
vôtre hiéromoine Cassien

mercredi 19 novembre 2008

Les Némania



Je profite, de mon temps ici en Suisse,  pour mettre sur notre site les vies de saints Siméon et Sabba de Serbie : dans nos écrits – vies des saints – Nemania.ptf

vendredi 14 novembre 2008

Suisse


Mes chers

me voilà en Suisse chez nos fidèles. Je resterai pour quelques jours ici et ensuite je continuerai sur la Grèce.

Par téléphone je suis joignable au
00306949577884

vôtre, en Christ,
hiéromoine Cassien